bioventure et compagnie...

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dimanche 04 juillet 2010

Ruche en terre enduite (2)

(toujours d'après ce blog)
ça y est, la ruche est installée chez Alain. Voici le compte-rendu et les photos d'Alain  qui nous dit : 
J'ai installé deux baguettes dans la ruche,elles seront intégrées dans la cire et rigidifieront l'ensemble.

Les trous d'entrée sont bouchés en partie pour que des abeilles pilleuses n'envahissent la ruche,ils seront débouchés à mesure de l'agrandissement de la grappe d'abeilles.On n'aurait pas eu à faire cette manip avec un gros essaim.Plus tard je rajouterai des abeilles éleveuses que je prendrai dans une de mes ruches.
                                            ça fait plaisir,  on dirait que l'habitat ne leur déplaît pas !!

De mon côté j'ai fini la hausse (le couvercle) qui ne servira donc que lorsque la ruche sera pleine et retournée ( voir le principe ici ).

                   
Il restera à l'enduire de cire elle aussi.
A suivre...

vendredi 02 juillet 2010

Le principe de la ruche Hélianthe de Maurice Chaudière

( d'après ce blog dont je m'occupe aussi )

Maurice Chaudière est un grand monsieur qui s'intéresse aux abeilles depuis son plus jeune âge, son approche de l'apiculture fait le bonheur des amoureux des abeilles depuis des décennies. Il a mis au point plusieurs modèles de ruches, dont la fameuse Hélianthe.
Il est l'auteur entre autres de "Apiculture Alternative" aux éditions Le Décaèdre.
Notre essai d'"Hélianthe" en terre crue enduite de cire fait bien pâle figure à côté des merveilleuses ruches réalisées par Maurice Chaudière ( voir ici ou ) mais le principe est le même.
                                                             schéma explicatif  d'Alain


Plus de détails sur la page de Maurice Chaudière ici
Il n'y a plus qu'à laisser travailler les abeilles ! à suivre...

jeudi 01 juillet 2010

Ruche en terre enduite (1)

Sur un autre blog, j'ai commencé à raconter la petite saga d'un groupe issu d'une association dont j'avais déjà parlé ici mais qui hélas s'est disloquée. Je ne sais pas si le blog, censé être collectif durera longtemps, c'est assez mal parti car nous nous retrouvons à 2 sur un forum créé pour l'occasion et ça n'est pas très motivant non plus pour le blog... Aussi je reporte ici les expériences de ruche en terre réalisée par bibi.

En fait il s'agit d'une adaptation de la fameuse ruche "Hélianthe" de Maurice Chaudière (voir ici ) J'ai profité de mon cours hebdomadaire de poterie pour me lancer dans l'aventure :
dans une jardinerie j'ai trouvé une vasque en plastique qui a donc fait office de moule :

( bon, avec le recul, j'aurais dû prendre plus petit, mais j'y suis arrivée !)
j'ai disposé de l'essuie-tout à l'intérieur ( sinon directement ça colle et ne se démoule pas...) :

j'ai fait une plaque de 1 cm d'épaisseur pour le fond. (toute la structure sera en terre chamottée )

Ensuite le reste est fait au colombin, avec lissage à chaque étage... ça monte petit à petit ...

J'ai mis 2 h 30 environ pour arriver à cela; c'est une réalisation mastoc, imposante : heureusement qu'on ne la cuira pas car c'est le genre de pièce qui  vous monopolise un four à elle seule...


La semaine suivante, le  démoulage était périlleux à cause du poids et de la fragilité de la pièce pas encore bien sèche...
-démoulage, perçage du trou sur le dessus :
Alain, mon coach abeilles,  la trouvant -par photo interposée - trop basse, je l'ai rehaussée d'environ 5 cm, toujours au colombin
La ruche,  dont l'aspect esthétique n'a pas été très exploité (!) a ensuite séché une semaine, j'ai pu faire les ouvertures ( trous d'un bon 1cm de diamètre, tenir compte de la rétractation ), puis  je me suis attaquée au modelage de la "hausse"= le couvercle ( dont on reparlera en son temps car pour le moment il n'a pas encore son utilité ).
La semaine suivante, bien sèche, j'ai pu la récupérer afin de l'enduire à l'intérieur et à l'extérieur de cire fondue :  ça s'est très bien passé : j'ai fait fondre les pains de cire un à un (j'en ai utilisé 3 petits) dans une petite casserole, à feu doux, et avec une vieille brosse à dents ( je n'avais pas envie de sacrifier un pinceau neuf ! ) j'ai donc enduit intérieur et extérieur. ça a parfumé agréablement toute la maison !
La ruche a ensuite été transportée sur son lieu de destination, chez Alain l'apiculteur amateur, qui a délicatement agrandi les trous  car la rétractation et la cire les avaient considérablement réduits.
L'aventure continue, à suivre....

dimanche 07 mars 2010

Pesticides dans le vin et le raisin : les lobbies agro-chimiques essaient de contre-attaquer à la hussarde…

Il en avait été question dans "des pesticides dans le vin : buvez du vin bio", voir  ici

Plutôt que de faire machine arrière et de faire des efforts pour passer en bio, la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table n'a rien trouvé de mieux que d'assigner le MDRGF en justice !! Pour en savoir plus : un extrait de de VIN BIO mag n°3 - 6 mars 2010 • la lettre de Jean-Marc Carité :

Pesticides dans le vin et le raisin : les lobbies agro-chimiques essaient de contre-attaquer à la hussarde…

Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) a été assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Paris par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table, suite à la publication d’analyses de pesticides dans les raisins de table réalisées en novembre 2008. Cette enquête a été menée par cinq ONG, dont le MDRGF pour la France, dans cinq pays européens (Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides.
Les résultats sont sur le site du MDRGF ( http://www.mdrgf.org )*
Cette Fédération Nationale estimait que la diffusion de cette enquête, jugée tendancieuse, avait entraîné une mévente du raisin de table… en décembre. Sûrement du raisin de table d’un autre hémisphère !.
Elle demandait la somme de 500 000 euros, la publication du jugement dans 10 médias nationaux, et la suppression du dossier sur le site Internet du MDRGF. La plainte avait été jugée recevable et le MDRGF assigné le 6 janvier 2010 devant le TGI de Paris.
Au lieu de faire le ménage dans les rangs de ses nombreux pollueurs ce syndicat tente ainsi d’étouffer la diffusion d’informations vitales pour la santé des consommateurs…
Au mois de mai 2008 le MDRGF avait déjà publié une étude tout aussi sérieuse démontrant la présence de pesticides et d’autres insecticides (par exemple à base d’arsenic pourtant interdit à la vente depuis dix ans en France) dans des vins de réputation internationale. Les conventionnels de l’appellation Saint Emilion, par exemple, n’en sortaient pas vraiment grandis…
Les contre-feux allumés par les milieux plus ou moins mafieux du vin français ont vite tourné court.
Là aussi, au lieu de faire le ménage dans ses pratiques condamnables, voire illicites, le monde viticole préférait tenter d’étouffer l’affaire…
Ces grands noms du vin n’ont pas osé pousser le ridicule jusqu’au procès… En pleine période de restriction anti-alcoolémie ils n’étaient pas sûr d’avoir les médias pour eux. Ce sont donc les braves producteurs de raisin de table qui ont dû se dévouer : pensez-donc du raisin de table, un fruit, un dessert… on veut leur mort à ces gentils paysans ? A la lecture du dossier on a plutôt l’impression que les rôles sont inversés !
Les demandes de ce lobby étaient très éloignées d’éventuels torts causés par les informations du dossier… elles n’avaient pour but, on l’a compris, que d’essayer de casser le MDRGF qui devient trop dangereux pour l’agriculture chimique.
Le tribunal a débouté la Fédération… qui envisageait de faire appel… plutôt que de passer en bio.
Curieux, non ?
Jean-Marc Carité

***********

à suivre donc...

* http://www.mdrgf.org/news/news260308_pesticides_vin.html

extrait de VIN BIO mag
n°3 - 6 mars 2010 • la lettre de Jean-Marc Carité- pour pour recevoir cette lettre gratuite
il suffit d’en faire la demande à vinbiomag*wanadoo.fr ( remplacer* par @ )

mercredi 07 octobre 2009

Des nouvelles des sapindus mukorossi

la suite de la saga arbres à noix de lavage...

Nés en 2006, après un long séjour en jardinière, ils ont été mis  en terre l'automne dernier dans les Cévennes ( zone plutôt 8 - voir zones de rusticité ici -  le sapindus mukorossi est "zoné" 9-11 ) et ont survécu sans soins ni arrosage ( l'endroit n'est pas habité à l'année ) à l'hiver et à l'été. A suivre !

          

                                                                                                         j'avais crû celui-ci mort, mais il est reparti du pied ! 

       



vendredi 18 septembre 2009

et un blog culinaire de plus !

ça y est moi aussi je me lance...

Comme les recettes ici commençaient à être noyées dans la masse, sans trop regarder ce qui se fait ailleurs (c'est tellement sublime qu'il y a de quoi renoncer), j'ai donc créé... un blog culinaire de plus, mais pensé dans un esprit de simplicité... 
peut-être pas très orthodoxe car il n'est ni végétarien ni d'obédience particulière, si ce n'est avec la volonté de promouvoir des aliments "bio", ou présumés tels : achetés ou cultivés du jardin sans pesticides et autres, les plus frais possible, de saison, locaux ( pas toujours facile à trouver en magasin ça ! ), ou sauvages, un équipement basé sur des ustensiles sobres et limités - pas de robots magiques électriques etc- avec aussi des emprunts ici ou là, et un esprit "survie douce" et débrouille sous-jacent... 

Voilà c'est tout neuf et c'est par ici :

SIMPLICITE-CULINAIRE.COM


jeudi 20 août 2009

Une marmite norvégienne

Les choses les plus simples ne sont pas forcément celles qu'on adopte en premier...
Bien que sachant que cela existe et fonctionne très bien, il m'a fallu du temps pour passer à l'acte : un joli coffre en bois brut a été le déclencheur...

Le principe de ce type de "cuisson" :  porter un plat à ébullition dans une cocotte en fonte ou en inox épais, dotée d'un bon couvercle, et cuire à peine quelques minutes à feu doux ( je ne visse pas la cocotte minute qui de toutes façons n'en est plus une) , puis placer la cocotte avec son couvercle, dans le coffre, en faisant en sorte qu'elle y soit elle aussi bien emmitouflée :
remplir les espaces vides avec des tissus comme des pans de vieille couverture par exemple.
                                               

Mettre un coussin sur le tout et bien refermer le coffre . Ouvrir quand le temps présumé de cuisson avec combustible est dépassé d'environ 30% (c'est variable selon les plats).
C'est plutôt le genre de futur repas qu'on peut mettre démarrer le matin et qu'on aura juste à réchauffer le midi ou le soir (céréales...).
Pas de risque que ça brûle pendant votre absence !!!!
Sans coffre, on peut s'en fabriquer une avec par exemple un carton placé dans un autre encore plus grand, en comblant l'espace entre les deux avec une vieille couverture ou autre matériau isolant. Bien refermer le tout.  ça peut aussi servir pour la préparation des yaourts sans yaourtière (édit : par ex. au soja). Après, il s'agira de trouver une place de choix ou d'en libérer  une pour ce nouvel élément de la cuisine !

liens (entre autres) : ici ou





dimanche 14 juin 2009

habiter une ville en transition ?

Grâce aux 10 propositions pour agir de Raffa, je viens de découvrir ce concept de "ville en transition". Même si ce genre d 'initiative me paraît colossale à mon niveau, autant en parler pour que ça se sache et que ça puisse germer ailleurs non ?!

C'est un anglais, Rob Hopkins, qui, en 2006 ( année où certains ont vraiment commencé à réfléchir au peak oil et à ses conséquences sur nos sociétés ), soutenu par un groupe, a fait de Totnes la 1ere ville "en transition". Il y aurait actuellement une centaine de villes  membres du réseau des Transition Towns (villes en transition), surtout au Royaume-Uni et en Irlande. Deux réseaux parents, Transition USA et Relocalization, existent aux États-Unis. En France,  l'initiative de Trièves Après-Pétrole est née de ce mouvement :

De quoi s'agit-il au juste ?

Il s'agit d'amener les habitants et les différents acteurs d'un village, d'un quartier, d'une ville, d'un territoire à prendre conscience du pic pétrolier et des mutations qu'il va engendrer, et à s'y préparer en mettant en place des solutions visant à :
* réduire ses émissions de CO2 et ses consommations énergétiques ; via un “plan d'action de descente énergétique” ;
* retrouver un bon niveau de résilience via la multiplication des liens entre habitants et acteurs économiques locaux ;
* relocaliser ce qui peut l'être ;
* se requalifier pour anticiper les changements de métiers qui se profilent. Il ne s'agit pas d'apporter des réponses toutes faites, car il n'y en a pas et qu'il est impossible de prévoir précisément ce que l'avenir nous réserve. Il ne s'agit pas de se substituer à l'action des collectivités locales, des entreprises, des associations et de l'état, mais :
* d'informer et de fédérer les énergies autour d'une dynamique constructive ;
* de proposer un lieu de ressources et de partage des réflexions et des expériences destiné mettre en place,
* de proposer une démarche aux habitants et acteurs du territoire afin de mettre en place des actions collectives et individuelles concrètes. L'initiative est plutôt un “toit” commun, inspirateur et facilitateur.
Elle s'appuie sur des réalisations existantes portées par d'autres (association, Agenda 21, entreprise ou communes), encourage et soutient les projets qui peuvent apparaître dans le cadre de son action ou en dehors. Il importe d'amener chacun (habitant, collectivité, commune, entreprise, agriculteur, association) d'agir à son niveau ou d'amplifier les actions engagées.
Nous sommes tous concernés.
Pourquoi agir localement ?
* parce que l'économie devrait logiquement se relocaliser en partie ;
* parce que c'est le niveau auquel les citoyens peuvent agir ;
* parce que c'est souvent près de nous que se trouvent les gens, ressources et les solidarités pour agir.
La démarche des initiatives de transition est résumée dans le Guide des initiatives de transition, traduit de l'anglais par Maxime David, de Paris : Guide des initiatives de transition La démarche consiste à amener les habitants à définir ensemble leur avenir et les solutions qu'ils souhaitent mettre en place (parallèlement aux mesures qui pourront être prises au niveau national ou international). La première étape consiste à établir une vision commune qui dédramatise la mutation à venir et fournisse la motivation nécessaire pour l'engager.

C'est sans conteste la force d'un petit groupe qui a pu  permettre la mise en place de cette initiative. Ici on ne s'éloigne jamais du concept de coopération

Maintenant que l'étau se resserre, les temps sont peut-être désormais davantage mûrs pour que ce genre d'initiative puisse se développer ? C'est à souhaiter et à soutenir en tous cas !

En savoir plus :

- sur wikipedia :  "ville en transition"

la résilience en écologie : "... capacité d'un écosystème, d'un habitat, d'une population ou d'une espèce à retrouver un fonctionnement et un développement normal après avoir subi une perturbation importante (facteur écologique)...."  voir ici

Liens :

- http://www.villesentransition.net/

- Les initiatives :

Belgique : Ottignies-Louvain-la-Neuve
France : Trièves
et son blog : http://aprespetrole.unblog.fr/ très documenté et dont l'humilité est à signaler.
Québec :Coaticook / Sutton

- le site http://transitionculture.org ( en anglais- voir aussi le livre "The transition Handbook"de Rob Hopkins ici )
- un groupe de discussion avec encore une mine de liens  : "objectif résilience"

Un grand merci à Nicollas et à Raffa pour cette découverte et à suivre !


lundi 23 mars 2009

Rapport à la Terre...

C'est le nom d'une association aubagnaise : http://rapportalaterre.canalblog.com/

Il en avait déjà été brièvement  question ici mais depuis cette petite association a bien grandi, s'est trouvé ( ou plutôt comme on va le voir a crû s'être trouvé ...) un terrain propice à la création d'un petit éco-centre, et a réuni de belles et bonnes volontés autour de ses projets : comme on peut le constater dans cette rubrique du blog, il y a eu des rencontres, des ateliers, et plein de perspectives s'ouvraient, brassées par cette nouvelle dynamique, quand... PATATRAC !! la réalité est venue brutalement mettre un frein à tout cet élan, quant au terrain, mais pas pour l'avenir de l'association :

Tout est relaté ici et ... Si j'en parle sur ce billet, c'est déjà pour relayer l'information et qui sait contribuer à la trouvaille d'un terrain ou/et de personnes intéressées par ce projet dans la région, mais aussi pour revenir sur ces malentendus qui font que les choses ont du mal à aboutir :

D'un côté nous avons un beau projet : "fournir une aide concrète au changement pour vivre en harmonie avec la Planète. Elle est née du constat que les personnes qui souhaitent réellement changer de façon de vivre, de façon d’interagir avec la Terre, se retrouvent seules pour le faire. Par conséquent, elles ne changent pas, ou très peu ou très lentement. Il existe bien des associations s’occupant de sensibiliser le grand public ou de faire pression sur les pouvoirs publics en organisant manifestations et pétitions, mais presque aucune structure publique ou privée ne s’occupe de trouver les personnes prêtes et les aide concrètement à accomplir leur changement. Au terme de l'installation de l'écocentre associatif aubagnais que porte l'association, vous serez en mesure de participer à toutes sortes d'ateliers concrets : cuisine plus végétale, cuisine sauvage, fabrication de toilettes sèche, de fours solaires, de lombricompostières (compost en appartement), d'abris pour animaux, de potagers verticaux pour balcons, de petites éoliennes, de  mise en place de potagers en permaculture,  de culture familiale de spiruline, de création d'un rucher alternatif... Nous souhaitons également organiser le 2ème RUT de France, réseau urbain de toilettes sèches. Ce RUT comprendra un service à domicile complet de la livraison de sciure au compostage en passant par la collecte à domicile."

et de l'autre... une certaine réalité.

L'annonce, dans un magasin bio coopératif, de recherche d'un lieu propice avait débouché sur un accord verbal en attendant un bail, entre propriétaires du terrain et l'association. Au bout de quelques mois de cohabitation, les non-dits ont dû faire leur oeuvre et il a fallu se rendre à l'évidence que les propriétaires n'avaient pas la même vision du devenir de leur terrain que les membres de l'association... Comme quoi le fait de partager un lieu d'approvisionnement ( magasin bio) ne fait pas forcément partager les mêmes valeurs.

C'est là aussi qu'on peut deviner les idées toutes faites sur les associations gentillettes qui ne bousculent pas trop les habitudes, ça n'est pas comme de valoriser les toilettes sèches, de construire une yourte avec des matériaux de récup', des rûches à partir de quasi rien, etc.

Dans des quartiers où la pression immobilière est très forte, où le voisinage n'est pas "n'importe qui", le qu'en dira-t-on ça compte aussi beaucoup, et si l'on veut bien faire quelques petits efforts pour l'environnement, il faut que ça reste dans des limites !

Avec tout ça on n'avance qu'à pas de fourmis, c'est fou ce qu'il faut du temps pour réunir un petit groupe vraiment motivé, constituer un réseau local, mais l'association y est arrivée et a choisi de prendre son balluchon et de quitter ce qui se serait avéré tôt ou tard un faux lieu à vrais problèmes, bravo !

Quelques images avant/après le passage des bénévoles de l'assoc...

 

  

voilà, pour en savoir plus c'est par ici !

(restanques /autres chantiers ici )

samedi 17 janvier 2009

les boules de lavage "magiques" issues des... nanotechnologies

C'est un article du dernier numéro de la revue SAT'INFO qui m'a ouvert les yeux : comme les OGM, sans doute de façon encore plus pernicieuse encore, au tour des nanotechnologies d'entrer par la petite porte dans le milieu bio...

vous avez forcément déjà entendu parler de ces boules parfois dites "magiques" censées permettre de laver sans ajout de lessive. on les voit proposées un peu partout, que ça soit sur des salons, en boutiques "bio", sur le net, e-bay etc. et même "vu la TV" c'est tout dire...
Ayant testé beaucoup de choses avant l'heure, depuis quelques années, j'ai tendance à laisser faire les autres et à attendre, d'autant que les échos étaient mitigés sur ces merveilles.
Bien m'en a pris mais je ne pensais pas à quel point !!!
En effet ces boules, outre le fait qu'elles sont de provenance douteuse, sont issues des... NANOTECHNOLOGIES. 
je viens de l'apprendre grâce à cet article de la revue SAT'INFO distribuée gratuitement dans tous les magasins Satoriz.


Boules de lavage, crèmes solaires... et nanotechnologies ?

Pas de doutes, les lessives lavent. Les noix de lavage, aussi.
Qu’en est-il de ces fameuses  « boules de lavage » que l'on trouve dans beaucoup de magasins bio, mais aussi sur  Internet ou au Télé-achat?
Ces boules nous ont été proposées dès 2007, Nous avons largement eu le loisir de les tester, quasiment toutes. Le verdict  est sans nuances: elles lavent vrainent très bien! Il vous suffit d'insérer une de  ces boules de plastique contenant ces fameuses billes de céramique dans  votre tambour, deux si vous le  remplissez au-delà de cinq kilos et de faire tourner la machine à une température qui ne dépasse pas 60 degrés pour certaines, mais qui peut aller jusqu'à  90 pour d'autres. En l'absence de grosses taches,le résultat est vraiment étonnant: linge propre et souple, sans odeur, tissus respectés, couleurs préservées sur la durée.
Voudrions-nous vous en vendre, que nous ne nous y prendrions pas autrement...

Une boule est prévue pour mille lavages environ. Hum... Les billes de céramique s'useraient-elles si vite? On vous conseille également de faire sécher ces boules au soleil, une fois par semaine si possible, pour les recharger, Bizarre... mais magnifique: la lessive à l'énergie solaire !  Et on aurait attendu le vingt-et-unième siècle pour inventer un moyen si simple de laver, irréprochable, fonctionnant avec de simples billes de céramique habillées de plastique qu'il suffirait de faire bronzer ? Ils roupillaient ou quoi, nos ancêtres ?

La réponse est tout autre, bien sûr: ces boules et billes, fabriquées en Asie, sont le fruit des plus hautes technologies, celles qui utilisent des particules se mesurant en milliardième de mètre et que l'on appelle de ce fait les << nanotechnologies ». La céramique des billes, elle, n’en est que le support...  Un problème ?
Peut-être. Mais pas sûr. Une question, donc. Et cette question tourne autour de tels enjeux qu’elle nous dépasse largement. Si le mot danger n'est pas encore à l'ordre du jour, le mot risque est lui bien d'actualité.
Les risques sont multiples. Pour mettre tout le monde à l'aise et prouver qu'il ne s’agit pas encore d'une de ces méfiances paranoïaques qu'on prête aux milieux alternatifs, on signalera que l'Etat français a mis en place une cellule chargée de les évaluer sous la houlette Louis Laurent, le spécialiste en  nanotechnologies de l'Agence Nationale de la Recherche. Si ça en rassure certains... De ses propres dires, ces risques se classent en trois catégories:
- médicaux tout d'abord, notamment pour ceux qui travaillent en présence de ces particules. Celles-ci sont si petites qu'elles peuvent s'accumuler dans les organismes après avoir été inhalées, au risque de déstabiliser les systèmes immunitaires.
- Ecologiques, puisqu'on ne sait pas ce qu'elles deviendront une fois massivement lâchées dans la nature, même s'il en existe déjà certaines à l'état naturel, principalement dans les fumées.
- Economiques enfin, car elles vont donner lieu à  une telle quantité de nouveaux matériaux qu'elles déstabiliseront à coup sûr les économies et l'ordre du monde, à une vitesse que celui-ci risque de ne pas pouvoir supporter, et toujours au détriment des mêmes.

D'autres vont beaucoup plus loin et font état de la capacité qu'ont déjà certaines équipes scientifiques à  fabriquer de l'ADN et donc de la vie, << grâce >> à ces nanotechnologies*. De la vie, qui se reproduit ! Première application, créer des aliments de toutes pièces. Toutes les suppositions concernant les développements de ces techniques sont possibles, jusqu'aux  confins d'une science-fiction qui cesse de ce fait d'être fictive.

Pour nous, les choses pourraient étre simples :  il suffirait de dire non à ce << progrès >>, comme pour les OGM, en espérant que les produits issus de ces techniques ne soient pas déjà présentes dans le milieu bio, à notre insu. Mais il faut se garder de dire non à tout va... Car les nanotechnologies permettent aussi de réelles avancées que bon nombre d'écologistes jugent intéressantes. Et pour cause... Ces boules de lavage ne sont-elles pas une vraie réussite? La planète enfin débarrassée des lessives, et pour toujours... un rêve! Et ces pneus tellement résistants qu'ils s'usent peu et permettent de consommer moins de carburant? Et les applications des nanotechnologies pour dépolluer les eaux, ou améliorer l'efficacité des panneaux photovoltaïques? Et ces vêtements indéchirables, ces cordes de guitare que l'on change cinq fois moins souvent, ces crèmes solaires sans << oestrogène-like >>... qui sont déjà dans nos rayons?

Nous pourrions donc nous prononcer pour, ou contre, en invoquant le principe de précaution, aussi fameux qu'impalpable. Ce n'est pourtant pas ce qui nous a fait choisir.

Car ces Technologies ont encore d'autres atours pour séduire, ou repousser :  elles se travestissent, avancent masquées. Si les industriels s'en réclament ouvertement lorsqu'ils produisent des produits << techniques >>, pourquoi ne le font-ils pas lorsque ces produits sont ceux du quotidien? Pourquoi une seule de ces boules de lavage fait-elle mention de ce qui constitue son principe actif (nano-argent) sur l'emballage, et encore, en tout petit ? Cela permettrait pourtant de  justifier le fait qu'elles soient vendues jusqu'à 35 euros, alors que leur prix de revient est inférieur à un...

Notre seule certitude est donc que les produits issus des nanotechnologies s'imposent accompagnés d'une bien coupable discrétion. Notamment dans le milieu bio, avec ces gammes solaires qu’élaborent  pourtant les marques les plus respectables.
Quel consommateur, parmi les utilisateurs de ces crèmes ou laits, sait qu'il enduit sa peau (ou celle de son enfant) de nanoparticules ?

Nous ne cherchons pas à décrier. Mais ne souhaitons pas que nos clients puissent se sentir trahis par le fait que nous leur ayons vendu à leur insu des produits élaborés grâce des technologies que certains parmi eux pourraient légitimement désapprouver.

Aussi avons-nous décidé pour l'instant de ne plus vendre de produits solaires relevant de ces technologies**, et de ne pas commercialiser ces boules de lavage.

*Voir l'entretien avec Pat Moonev dans le livre << Nobel Alternatif - /3 portraits de
lauréat », de Geseko von Lûpke et Peter Erlenwein, aux éditions La Plage.

  **Nous distribuerons des huiles solaires aux indices de protection moins élevés, mais totalement naturelles.

SAT'INFO N°101- 5 Janvier-28 février 2009 ( Je me suis permis de le recopier, il sera en ligne sur http://www.satoriz.fr/ sous peu.)

Encore une fois, chapeau bas à cette courageuse chaîne de magasins bio !! 

                                                                                             

en savoir plus et liens :

ici (pour la biowashball)

"Les nanotechnologies, notre futur" chez Raffa

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